Accompagnement d’un appel à projets consacré aux océans

18/07/2024

Temps de lecture estimé à 3min

Accompagnement d’un appel à projets consacré aux océans

Mirova Foundation a dévoilé récemment les trois lauréats de son appel à projets « Océan et Climat : Transformer les pratiques et changer les comportements ». L’équipe Assemble a accompagné Mirova Foundation depuis l’ingénierie jusqu’au processus de présélection.

L’appel à projets « Océan et Climat : Transformer les pratiques et changer les comportements » se concentrait sur trois domaines clés : développer une économie océanique durable et équitable, accroître la résilience des communautés face aux risques océaniques, changer la relation de l’humanité avec l’océan.

Les trois lauréats choisis par Mirova Foundation sont : 

  • Pleine Mer, qui contribue à une transition durable dans le secteur de la pêche et dont le projet « Mer de Liens » favorise des techniques de pêche durable et soutient les petites flottes artisanales ;
  • UNDER THE POLE, qui explore et sensibilise à l’importance des forêts marines mésophotiques (située entre 30 et 200 m de profondeur) dans la régulation du climat ;
  • Coral Guardian, qui œuvre avec les communautés locales pour restaurer et protéger les écosystèmes coralliens, essentiels face au changement climatique.

Le soutien financier total s’élève à 500 000 € répartis entre les 3 lauréats, qui bénéficieront également d’un accompagnement extra-financier personnalisé durant 3 ans.

Animation d’une journée dédiée à la présélection des projets

L’équipe Assemble a accompagné cet appel à projet lors de ses différentes phases, depuis l’ingénierie et la mise en forme des différents outils (dossier de présentations, dossier de candidatures…), jusqu’à la préparation et l’animation d’une journée d’analyse des projets reçus par le Comité d’engagement de Mirova Foundation.

Cette journée dédiée à la présélection des projets par les membres du Comité d’engagement de Mirova Foundation – 11 collaborateurs et collaboratrices de Mirova – s’est déroulée en présentiel à La Caserne à Paris. Au-delà du travail en groupes, elle a été l’occasion pour les membres du Comité d’engagement de bénéficier du partage d’expérience d’un autre mécène, grâce à l’intervention de Romain le Chéquer, directeur de la Fondation Pierre Bellon, et de l’éclairage scientifique de Philippe Cury, spécialiste de la pêche et directeur de recherche à l’IRD (Institut de recherche pour le développement).   

Fort de ses inspirations, chaque groupe a étudié l’ensemble des dossiers retenus par l’équipe de Mirova Foundation, qui avait préalablement instruit chaque candidature reçue. Puis, les groupes ont mis en commun leurs observations pour dresser ensemble une liste finale de 5 candidats qui ont été présentés au Conseil d’investissement consultatif puis au Conseil d’administration de Mirova Foundation.

Ce processus a permis de s’appuyer dans un premier temps sur l’expertise de l’équipe de Mirova Foundation, pour permettre aux membres du Comité d’engagement de s’investir de façon ciblée et concentrée dans le temps. Cette journée présentait aussi l’avantage de favoriser des échanges plus riches en étudiant collectivement et plus en profondeur chaque dossier.

Un exemple de communication au service de projets d’intérêt général expérimentaux

Communication Fondation des solidarités urbaines
15/07/2024

Temps de lecture estimé à 3min

Un exemple de communication au service de projets d’intérêt général expérimentaux

La Fondation des solidarités urbaines, notre client depuis 2019, a diffusé la première saison de son podcast  “Ville solidaire, ville durable”. Cette série est l’une des briques d’un plan de communication multi-supports accompagné par Assemble depuis la conception éditoriale jusqu’à la diffusion.

Depuis début 2024, Assemble a accompagné la Fondation des solidarités urbaines pour la conception éditoriale, la réalisation et la diffusion : 

  • d’un webinaire sur la biodiversité en milieu urbain avec la Fondation AgroParisTech, soutenue par la Fondation des solidarités urbaines pour sa recherche-action sur la biodiversité et les services écosystémiques liés aux toitures végétalisées en milieu urbain ;
  • du N°1 des Cahiers de la Fondation des solidarités urbaines intitulé Se réapproprier l’espace urbain, mettant en lumière les projets “Assise inclusive” de l’association La Cloche et “Rue de la Solidarité” de l’association D2L, l’Éternel solidaire (N°2 à paraître en septembre) ;
  • de la saison 1 (8 épisodes) du podcast “Ville solidaire, ville durable”, qui donne la parole aux acteurs de terrain et chercheurs lauréats du tout 1er appel à projets de la fondation (Batik International, Basiliade, FASTI, Carton Plein, GRDR, Wake up Café, SNC et Helebor), mené en 2020 et dont le thème était « Lutter contre l’isolement des personnes fragiles ».

Ce plan de communication est le fruit d’un travail d’équipe rassemblant les expertises de plusieurs partenaires, notamment Impact Productions pour la réalisation des podcasts, Charlotte Quoy pour la création graphique, Noemi Stella, docteure en sociologie, pour la rédaction des cahiers thématiques, Message Clé pour les relations presse et la diffusion sur les réseaux sociaux qui accompagnent cette séquence de communication… 

Pourquoi une stratégie de communication sur des projets expérimentaux ?

Ce dispositif, qui marque une pause estivale et reprendra à la rentrée, n’est pas de la communication arbitraire. Il vise un objectif bien précis : inspirer d’autres acteurs de l’innovation sociale et urbaine.

En effet, depuis sa création, La Fondation des solidarités urbaines joue pleinement son rôle de laboratoire des bailleurs sociaux de la Ville de Paris, qui n’est autre qu’un laboratoire d’innovation sociale : 

  • elle soutient exclusivement des expérimentations et des recherches-actions ;
  • elle donne les moyens aux porteurs de projets de tester in situ et d’évaluer des solutions innovantes pour faire de la ville un lieu plus solidaire, collaboratif et durable ;
  • entre 2020 et 2023, elle a mené 5 appels à projets qui ont permis de soutenir une trentaine d’expérimentations et recherches-actions portées par des organismes d’intérêt général en Ile-de-France.

Parce que la production de résultats et d’enseignements est un objectif en soi du processus expérimental, ce plan de communication permet à la Fondation des solidarités urbaines de jouer son rôle de laboratoire jusqu’au bout en favorisant leur partage. 

Son but est d’ouvrir des canaux pour diffuser la connaissance et l’expérience acquises aux parties prenantes des bailleurs sociaux de la Ville de Paris, et plus généralement tous les acteurs associatifs ou institutionnels qui s’intéressent aux enjeux de la ville solidaire. 

Pour ce projet, l’équipe Assemble a mobilisé ses savoir-faire en stratégie de communication, conception éditoriale, recherche et coordination de partenaires, gestion de projet.

Fondation MNH

Fondation MNH

Comment communiquer pour raconter une Fondation, les projets qu’elle soutient et son actualité ?

Date

Depuis 2019

Les livrables

  • Stratégie de communication 
  • Boussole éditoriale 
  • Contenus rédigés (site internet, plaquette, rapport d’activité, articles, interviews…)

La demande

Notre collaboration avec la Fondation MNH débute dès sa création en 2019. Avant de parler de communication, nous l’accompagnons dans la définition de son positionnement, sa stratégie, l’identification des projets emblématiques qu’elle soutiendra, l’ingénierie et l’instruction des dossiers de son premier appel à projets.

Préambule important car – que l’on accompagne ou pas cette phase de lancement – chez Assemble nous avons la conviction que la communication doit être au service d’une stratégie et d’un plan d’action. Elle ne peut donc pas être travaillée avant de savoir très exactement pour qui/pour quoi, et comment, on va agir.

Pour être utile, la communication doit être légitime. Et pour cela, elle doit être fondée sur le terreau d’une identité, de valeurs, d’un positionnement et d’actions cohérentes.Revenons à la Fondation MNH. Sa mission : prendre soin de l’humain dans la santé.
Début 2020, l’action de la Fondation est lancée et son équipe a mis en place un véritable accompagnement des projets, qui va au-delà du soutien financier. Il est temps de communiquer.

L’enjeu

Première question à se poser : pourquoi communiquer ? En l’espèce, nous identifions quatre principaux objectifs :

  • faire connaître la Fondation ;
  • mettre en valeur les projets qu’elle soutient à la fois pour montrer la traduction concrète de son engagement et pour faire bénéficier les porteurs de projets de sa visibilité auprès de son écosystème (la Mutuelle Nationale des Hospitaliers et les filiales du groupe qu’elle a créées, les professionnels de santé, l’écosystème du mécénat, les autres porteurs de projets…) ;
  • asseoir la légitimité de la Fondation sur un sujet central au regard des projets soutenus, à savoir la médiation en santé ;
  • fédérer ses parties prenantes.

Notre réponse

Nous démarrons par les outils “vitrines” – co-conçus avec la Fondation et l’agence Patte Blanche – dont nous rédigeons le contenu : un site internet dédié et une plaquette, qui seront suivis fin 2020 puis les années suivantes de “L’essentiel”, un rapport d’activité synthétique. Ces supports racontent la Fondation, sa mission, comment elle accompagne les porteurs de projets mais aussi et surtout, ils valorisent les projets soutenus. Sur le site internet, chaque projet bénéficie d’une page dédiée qui expose le projet en partant des bénéficiaires et des enjeux identifiés par la structure qui le porte. Pour certains projets en développement c’est même parfois leur unique vitrine.

Ce socle bâti, comment parler régulièrement de l’actualité de la Fondation et des projets ? De l’information “froide”, il faut passer à l’information “chaude”. Quels canaux utiliser, quelle ligne éditoriale suivre ? Comment concilier une communication régulière, éclairante, valorisante pour la Fondation comme pour les projets soutenus, avec un principe de réalité : une fondation n’est pas un média, et les ressources humaines et financières allouées à la communication doivent rester maîtrisées.

Pour poser les choses concrètement et pragmatiquement, nous construisons ce que nous appelons chez Assemble une “boussole éditoriale”. Comme son nom l’indique, elle doit guider la communication éditoriale, aider à déterminer les ressources nécessaires et anticiper le risque d’éparpillement. C’est un outil d’aide à la décision et à la priorisation. Cette boussole permet de déterminer les typologies de sujets sur lesquels la Fondation s’exprimera (en fonction de ses cibles), à quelle fréquence, quels modes de traitement elle utilisera, quels supports elle privilégiera pour héberger ses contenus éditoriaux, quels canaux elle activera pour générer du trafic vers ces derniers, quel rôle de relais d’information elle peut aussi jouer…

Le résultat

Partant de là, la communication se développe naturellement et chacun joue sa partition : l’équipe de la Fondation donne le tempo de la stratégie de communication, établit son planning éditorial, gère la génération de trafic vers ses contenus, administre son site web et son blog Carenews… Et côté Assemble, nous continuons de mettre nos compétences en conseil éditorial et rédaction à son service. En 4 ans, nous avons rédigé plus de vingt articles – systématiquement basés sur des entretiens avec les porteurs de projet – publiés par la Fondation et relayés sur ses différents supports. L’équipe de la Fondation a parallèlement produit elle-même des contenus concernant ses propres actualités.

Au fil des ans, nous avons bâti ensemble une véritable collaboration, avec un objectif commun : avoir une communication éditoriale alignée avec le positionnement de la Fondation et ses domaines d’expertise, concrète, pragmatique et utile aux porteurs de projets. C’est d’ailleurs selon nous une grande qualité de la Fondation MNH : ne pas communiquer pour soi mais pour des convictions, une cause et ceux qui la portent. Parce que mettre cette communication à leur service, les mettre en valeur, est en soi une forme de soutien. 

Quelques exemples d’articles que nous avons rédigés pour le compte de la Fondation MNH :

La Maison Source : la médiation en santé au service des personnes migrantes vivant avec le VIH

Des binômes pair/professionnel de santé pour améliorer la qualité de vie des personnes en situation de handicap moteur

Centre Primo Levi : la nécessaire pluridisciplinarité pour accompagner les patients exilés ayant subi la torture et la violence

Fondation Bouygues Telecom – Incub’Asso

Fondation Bouygues Telecom – Incub’Asso

Comment sélectionner des projets associatifs tout juste naissants, destinés à être soutenus par un incubateur ?

Date

Depuis 2021

Les livrables

  • Instruction de dossiers de candidature et compte-rendu d’instruction
  • Entretiens de présélection
  • Fiches de synthèse pour un jury de sélection

La demande

La Fondation Bouygues Telecom a lancé Incub’Asso en 2021. Cet incubateur s’adresse à de jeunes associations de moins de trois ans qui sont en phase de croissance. Il leur permet de bénéficier, sur une période allant de un à trois ans, d’un soutien financier et d’un écosystème complet de services fournis à la fois par la Fondation Bouygues Telecom et des partenaires experts du monde associatif. 

Dès la création, la Fondation Bouygues Telecom décide de sélectionner les lauréats de chaque nouvelle promotion par le biais d’un appel à projets annuel. L’équipe de la Fondation fait alors appel à Assemble. Nous l’accompagnons ainsi chaque année depuis 2021 pour instruire les dossiers de candidature des appels à projets d’Incub’Asso.

L’enjeu

La raison d’être d’Incub’Asso est de soutenir des projets associatifs tout juste naissants, qui visent l’engagement de bénévoles et/ou la mobilisation du grand public, sur des sujets à impact social ou environnemental. Tout l’enjeu des appels à projets d’Incub’Asso est donc de sélectionner des projets associatifs qui sont par définition en phase de démarrage. Notre travail consiste alors à déterminer une grille de notation s’appuyant sur des critères objectifs pour étudier rationnellement chaque dossier et évaluer la pertinence et le potentiel de chacun.

Notre réponse

Pour chaque appel à projets, nous instruisons l’ensemble des dossiers de candidature et fournissons à la Fondation Bouygues Telecom une grille d’instruction qui rassemble nos notations, observations et questionnements. 

Suite à cette première phase, la Fondation Bouygues Telecom procède à une présélection d’une quinzaine de candidats, basée sur nos recommandations. Nous menons alors des entretiens téléphoniques individuels avec les porteurs des projets associatifs présélectionnés afin d’échanger sur leurs motivations à rejoindre un incubateur et approfondir l’étude de chaque dossier. Nous formulons ensuite un avis sur chaque candidature et remettons nos conclusions à la Fondation Bouygues Telecom. Elle en choisit une dizaine qui seront auditionnés par jury de sélection finale. Pour préparer cette ultime étape, nous rédigeons des fiches de synthèse, concernant chaque association, destinées aux membres du jury. Nous formulons également des conseils à destination des candidats pour bien préparer leur pitch, via un dernier entretien téléphonique mené avec chacun.

Le résultat

Ce modus operandi rigoureux permet à la Fondation Bouygues Telecom et son jury de sélection finale de fonder leurs choix sur des critères objectifs afin de sélectionner des lauréats qui bénéficieront pleinement du dispositif d’Incub’Asso pour consolider leur projet associatif et grandir.  

Depuis 2021, 3 promotions représentant au total 15 lauréats ont été constituées. Toutes les associations sont soutenues pour une période d’un à trois ans, avec une dotation financière et l’accès à une communauté d’entraide grâce aux expertises de collaborateurs de Bouygues Telecom et de partenaires externes. Concrètement : 

  • des collaborateurs de Bouygues Telecom, formés par Pro bono lab (spécialiste du mécénat de compétences), apportent leur temps et leur savoir-faire selon les besoins des associations ; 
  • une connectivité gratuite est offerte ;
  • des espaces de coworking sont mis à disposition pour des besoins ponctuels ; 
  • les lauréats ont accès à la solution AssoConnect, qui combine formations et outils en ligne, afin de pouvoir gérer tous les aspects de la vie d’une association, de la comptabilité à la gestion des adhérents et bénévoles en passant par la communication ; 
  • un suivi d’impact est proposé avec Citizing et Impact Track ; 
  • une hotline juridique est mise en place avec le cabinet Guillemin Flichy, spécialiste des OSBL et de l’ESS ;
  • un accès au bénévolat de gouvernance est proposé grâce à Passerelles et Compétences ; 
  • un accompagnement budgétaire est mis à disposition avec le Crédit Mutuel.

Fondation AÉSIO

Fondation AÉSIO

Comment définir la mission d’une nouvelle fondation créée suite à la fusion de 3 mutuelles et trouver la place qui la singularisera, indépendante de la mission de service public de la mutuelle ?

Date

2021

Les livrables

  • Analyse d’entretiens semi-directifs
  • Benchmark
  • Animation d’ateliers d’intelligence collective et recommandation stratégiques
  • Définition et écriture du positionnement de la fondation
  • Note de langage

La demande

La Fondation AÉSIO a été créée le 1er janvier 2021 par AÉSIO mutuelle – suite à la fusion des mutuelles ADRÉA, APRÉVA et EOVI MCD – afin de contribuer à incarner ses valeurs mutualistes sur l’ensemble du territoire. L’objectif : succéder aux deux fondations qui l’ont précédée, Eovi Mcd fondation et la Fondation d’entreprise ADRÉA, toutes deux ayant eu pour mission d’agir dans le domaine de la santé entre 2012 et 2020.

C’est dans ce contexte que débute notre collaboration début 2021, après la mise en place de la gouvernance de la fondation nouvellement créée, composée d’administrateurs venant des trois mutuelles fusionnées. Ces derniers ont suivi une formation Admical sur les fondamentaux du mécénat d’entreprise et l’équipe de la Fondation AÉSIO souhaite maintenant les faire travailler sur le positionnement et la stratégie de la nouvelle fondation. Elle fait alors appel à nous pour l’accompagner. Notre rôle sera d’orchestrer, alimenter et animer ce travail collaboratif puis de formuler des recommandations.

L’enjeu

Il faut inscrire la toute nouvelle Fondation AÉSIO dans une continuité, et celle-ci doit trouver sa place dans un groupe mutualiste qui, par nature, a une mission d’intérêt général. Il faut donc qu’elle trouve sa voie, dans un domaine qui la singularise et qui soit complémentaire des activités de la mutuelle.

Notre réponse

Avant toute chose, nous entamons un travail d’acculturation pour comprendre l’écosystème de la mutuelle, ses engagements, son héritage. Cette démarche passe notamment par l’analyse d’entretiens semi-directifs réalisés par l’équipe de la Fondation. Puis nous réalisons un benchmark pour partager avec l’équipe les stratégies d’intervention d’autres acteurs, l’inspirer et la faire réagir. Ces étapes, préalables à la réflexion, nous sont toujours précieuses car elles sont le socle d’un travail sur-mesure avec notre client, basé sur la co-construction.

Vient alors la conduite de la réflexion sur la stratégie de mécénat et le positionnement de la Fondation AÉSIO. Trois groupes de travail se mettent en action et un “ping-pong” se met en route entre eux et nous. Ils travaillent respectivement sur trois questions :

  • les liens de la Fondation avec la mutuelle, ses collaborateurs et ses élus ;
  • la mission et le positionnement de la Fondation, avec l’étude de trois scénarios pour aboutir à une mission concise, lisible et en cohérence avec AÉSIO mutuelle et son héritage ;
  • les modalités de fonctionnement et d’accompagnement des projets, comment les sélectionner, les identifier et les accompagner.

Pour fournir une base de réflexion aux trois groupes et les guider, nous construisons de façon itérative un cadre avec l’équipe de la fondation. Puis nous animons des ateliers de travail de façon à ce que l’équipe de la fondation puisse y participer comme les autres, sans avoir à être chef d’orchestre. Nous formulons enfin des recommandations sur les trois items des groupes de travail qui aboutissent notamment au choix de la thématique qui sera au cœur de la mission de la Fondation AÉSIO : le bien-être mental.

Concernant le positionnement, nous allons plus loin et accompagnons la fondation dans sa définition et son écriture. Quelles sont sa vision, sa mission et son ambition et comment les exprimer ? En d’autres termes : à quels enjeux répondra-t-elle en se concentrant sur la thématique du bien-être mental ? quels types de projets soutiendra-t-elle ? quels moyens d’actions mettra-t-elle en œuvre ? quel est son but, qu’est-ce qui l’anime ?… 

Enfin, nous construisons une note de langage qui guidera sa communication pour raconter la Fondation AÉSIO. De quelle manière, avec quelle tonalité prendra-t-elle la parole ? Quel champ lexical utiliser pour exprimer au mieux sa mission ? Quelle phrase d’accroche, quel pitch, quel texte de référence diront le mieux qui elle est et ce qu’elle fait ?… Ce socle de communication, nous le bâtissons de façon à ce que la fondation puisse se l’approprier et le faire évoluer.

Le résultat

Une identité et un positionnement :

  • pensés, choisis et assumés par tous les administrateurs et l’équipe ;
  • clairement exprimés pour une base de communication solide.

Depuis 2021, l’équipe de la fondation a orchestré la concrétisation de ce travail, avec un véritable travail d’animation de ses parties prenantes, une posture de partenaire engagé auprès des porteurs de projets, une communication claire, qui en font d’après nous un exemple.

Ikambere

Ikambere

Comment toucher trois cibles différentes – des acteurs associatifs, des médecins et soignants et des financeurs potentiels – pour essaimer une méthode de prise en charge de publics vulnérables dont l’impact a été démontré ?

Date

2020 – 2022

Les livrables

  • Conception de l’événement
  • Entretiens préparatoires
  • Conducteur
  • Animation
  • Supports de communication

La demande

Ikambere a développé une méthode globale de prise en charge des femmes vulnérables touchées par le VIH/Sida. Duplicable pour d’autres publics et pathologies, elle souhaite la partager afin que d’autres acteurs s’en emparent. De 2020 à 2022, nous l’accompagnons dans l’organisation d’une tournée de conférences régionales.

L’enjeu

L’association Ikambere, c’est un centre d’accueil de jour situé à Saint-Denis, qui accompagne les femmes vulnérables touchées par le VIH/Sida. C’est aussi un deuxième centre, à Ivry-sur-Seine, dédié aux femmes vulnérables touchées par le diabète, l’obésité ou l’hypertension. Son activité s’appuie sur une prise en charge pluridisciplinaire qui permet à ces femmes d’accéder au parcours de santé et de s’insérer socialement et professionnellement. 

Depuis 1997, Ikambere s’est bâti une solide expertise en matière de médiation en santé et a développé une méthode de prise en charge globale des personnes précaires atteintes de maladies chroniques, pour que leurs autres problématiques soient traitées parallèlement : logement, alimentation, santé mentale… Cette expertise est au cœur des enjeux de l’association : développer ses actions et transmettre pour que d’autres acteurs puissent appliquer sa méthode.  

Notre collaboration démarre en 2017 lorsque Ikambere nous contacte pour repenser le contenu de son site web. On imagine alors un contenu simple, synthétique, qui permet de comprendre rapidement la mission de l’association et ses domaines d’action, en l’occurrence la santé, le social et l’insertion professionnelle. On conçoit également une plaquette destinée aux partenaires de l’association et autres acteurs du secteur.

Partager la méthode d’Ikambere pour essaimer

Trois ans plus tard, l’association nous recontacte. Depuis notre dernière collaboration, elle a travaillé avec Annabel Desgrées du Loû, Directrice de recherche à l’Institut de Recherche pour le Développement et spécialiste du VIH-Sida. Ensemble, elles ont démontré l’impact de l’approche globale d’Ikambere sur la qualité de vie des personnes vulnérables atteintes de maladies chroniques, ont formulé la méthode, l’ont théorisée afin que d’autres structures puissent se l’approprier et la transposer. Ce travail a donné naissance à un livre, dont le lancement a été soutenu financièrement par ViiV Healthcare, laboratoire spécialisé dans le développement de traitements contre le VIH. 

Forte de ce travail, l’association, avec le soutien de son partenaire, nous confie l’organisation d’un événement itinérant, pour essaimer sa méthode sur d’autres territoires en France, que ce soit pour l’appliquer au VIH-Sida ou à d’autres maladies chroniques. L’enjeu principal est de réunir les trois cibles en capacité de donner vie à de nouveaux projets calqués sur son modèle : les acteurs associatifs qui peuvent reproduire la démarche ; les médecins et soignants travaillant au contact des personnes précaires atteintes de maladies chroniques ; les financeurs potentiels, privés ou publics.

Notre réponse

Nous concevons et orchestrons alors un “roadshow” en 6 dates dans 6 villes différentes : ligne éditoriale et conducteur de l’événement, entretiens préparatoires avec les intervenants, orchestration de la partie technique, communication (programme, invitations, supports visuels de l’événement)… Pour la création graphique, nous collaborons avec l’agence Ibidem. C’est Céline Laurichesse, directrice fondatrice d’Assemble qui anime les conférences, ayant dans ses bagages à la fois l’expérience de ce type d’événement et 7 années passées chez Solidarité Sida qui la rendent légitime sur ce sujet.

Pour convaincre, nous faisons monter sur scène la chercheuse Annabel Desgrées du Loû ainsi que des professionnels de santé. Leurs témoignages démontrent qu’une approche globale qui ne se concentre pas uniquement sur les problématiques médicales permet d’améliorer la qualité de vie et participe à un cercle vertueux qui joue aussi sur la santé, physique et mentale. Surtout, nous décidons d’aller plus loin en donnant la parole à une ancienne bénéficiaire de l’association devenue elle-même médiatrice en santé. C’est un immense défi pour elle : parler d’un parcours difficile, marqué par les tabous, devant un auditoire d’inconnus. C’est aussi un défi pour nous : l’aider à structurer son témoignage et à prendre de l’assurance pour évoquer son expérience en public. Pour y parvenir, nous faisons appel à la perle rare qui saura lui donner la confiance et l’élan nécessaire : Sandra Reinflet, qui se présente comme “Inventeuse d’histoires vraies”. Grâce à son expertise de la prise de parole en public et à son accompagnement juste, la conférence est enrichie de ce témoignage fort et concret, avec beaucoup plus de retentissement que des slides et quelques verbatims.

Le résultat

6 conférences ont été organisées, malgré les contraintes liées au Covid. Les deux premières ont pu être organisées physiquement à Paris et Nantes. En raison du confinement d’avril 2021, nous avons adapté le format pour réaliser la troisième à distance pour des participants de Nouvelle Aquitaine. Pour cela, nous avons réuni des intervenants de la région autour d’une quarantaine de participants locaux (médecins, responsables associatifs et financeurs susceptibles de s’approprier l’approche d’Ikambere). En septembre 2021, nous avons repris le roadshow à l’Hôtel de ville de Lyon avec des acteurs locaux. Puis, en 2022, nous nous sommes déplacés à Marseille et enfin à Paris au congrès de la Société Française de Lutte contre le Sida.

Maisons du Monde Foundation

Maisons du Monde Foundation

Comment remettre à plat son fonctionnement, ses modes de financement, son périmètre géographique… pour optimiser et démultiplier l’impact de ses actions ?

Date

2019 – 2020

Les livrables

  • Audit
  • Entretiens semi-directifs
  • Benchmark
  • Animation d’ateliers d’intelligence collective et recommandations stratégiques
  • Définition et écriture du positionnement

La demande

Après 10 ans de mécénat, Maisons du Monde a créé en 2015 sa Fondation, sous égide de la Fondation pour la Nature et l’Homme. Engagée pour les forêts et la biodiversité, la Fondation Maisons du Monde a démontré, dès ce premier mandat de cinq ans, son expertise sur la thématique et accompagné de façon exemplaire les projets qu’elle a choisi de soutenir. En 5 ans, elle a soutenu 37 projets dans 14 pays. Elle a ainsi reversé 4,4 millions d’euros aux associations, en combinant ses fonds propres (pourcentage du chiffre d’affaires annuel de Maisons du Monde) et la générosité des clients avec l’ARRONDI en caisse.  

Début 2019, la Fondation Maisons du Monde anticipe la fin de son premier mandat. Elle entame une réflexion sur ses ambitions pour les années à venir. C’est là qu’elle fait appel à Assemble. Nous démarrons alors avec l’équipe un travail de réflexion et de co-construction.

Les enjeux

Les questions ne manquent pas : comment optimiser son fonctionnement pour continuer à être agile, performante et innovante sur la thématique de la forêt en France et à l’international ? Faut-il conserver les mêmes modes de financement ? Comment articuler de façon optimale les axes d’engagement de la Fondation avec les enjeux RSE de l’entreprise, en particulier sur les questions d’économie circulaire ? Comment faire évoluer le fonctionnement de la Fondation au sein d’une entreprise qui s’internationalise ? Faut-il s’adresser aux clients dans les différents pays comme cela est fait en France ? Comment engager les collaborateurs des différents pays ?…

Notre réponse

Pour démarrer, nous réalisons un important travail d’audit de l’existant, indispensable pour comprendre et analyser tous les rouages et l’écosystème de la Fondation Maisons du Monde. Nous menons pour cela des entretiens semi-directifs avec les parties prenantes internes et externes : membres du conseil d’administration, responsables marketing des pays d’implantation, personnalités externes qui connaissent bien la Fondation, porteurs de projets bénéficiaires…  Puis nous embarquons dans le projet le consultant William Renaut, qui a une solide connaissance de la philanthropie internationale, pour une phase de benchmark approfondie : 

  • Quelles sont les pratiques de mécénat dans les pays où Maisons du Monde est implanté (principales causes soutenues, structures existantes…) ? 
  • Qui fait du mécénat dans le secteur du retail dans ces pays et comment ? 
  • Le système de l’arrondi en caisse est-il pratiqué dans ces pays, par qui et comment ?
  • Quelles sont les initiatives menées dans ces pays sur la thématique de la forêt ?… 

Nous allons jusqu’à étudier les opportunités en matière de soutien à l’entrepreneuriat et l’innovation sociale en matière d’économie circulaire.  

Après avoir ainsi identifié, parmi les pays d’implantation de Maisons du Monde, les plus matures en matière de mécénat et les freins et opportunités existants, nous livrons nos premières recommandations pour guider la réflexion de l’équipe de la Fondation. Découlant de cette réflexion, nous explorons les différents statuts juridiques qui seraient les plus adaptés aux enjeux identifiés et étudions le fonctionnement d’autres structures mécènes à dimension internationale. Pour impliquer les collaborateurs, nous nous appuyons ensuite sur l’intelligence collective pour explorer le champ des possibles. Additionnée au travail d’analyse réalisé en amont, cette séance vient alimenter une journée de co-construction avec l’équipe de la Fondation, aboutissant aux premières décisions stratégiques qui seront présentées à la direction générale et au conseil d’administration. Pour finir, nous accompagnons la Fondation dans la définition et l’expression de son positionnement.

Le résultat

Cet accompagnement de la Fondation Maisons du Monde dans sa réflexion stratégique aboutit à son changement de statut juridique en 2021 avec la naissance du fonds de dotation Maisons du Monde Foundation. Elle consolide alors ses atouts et renforce l’impact de ses actions tout en faisant évoluer et grandir sa structure. Ce nouveau véhicule juridique lui permet de diversifier ses ressources, de nouer des partenariats avec d’autres types de financeurs, ou encore de faire appel directement à la générosité publique. Elle peut ainsi renforcer l’impact de ses actions sur le terrain, pour contribuer à la préservation des forêts et des arbres aussi bien en France qu’à l’international.